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N° 152

Trois siècles d’horlogerie au Val-de-Travers 2

La vocation industrielle d’une région

Sciences Histoire

Ce numéro dévoile, sans prétention d’exhaustivité, l’importance économique de la branche horlogère pour le Val-de-Travers. Vers la fin du XIXe siècle, le Vallon réunit toutes les conditions nécessaires pour prendre le tournant de la production mécanisée et automatique : savoir-faire horlogers, cours d’eaux pour actionner turbines et machines, arrivée de l’électricité, main-d’œuvre qualifiée, capitaux accumulés dans les familles de négociants actifs dès la fin du XVIIIe siècle. Le premier chapitre dresse les portraits de familles originaires de Fleurier : les Bovet, Guillaume, Jequier. L’engagement politique et social de ces industriels contribue non seulement au développement économique du Val-de-Travers, mais également à l’épanouissement associatif et culturel du canton. Porteurs d’idées libérales, ils sont dans un premier temps les ardents défenseurs d’un changement de régime. Après l’avènement de la République, certains d’entre eux deviennent des acteurs importants de la vie publique neuchâteloise. Le développement industriel et les premières fabriques n’empêchent pas la persistance des petits ateliers de sous-traitance ou spécialisés dans la fabrication des divers composants de la montre, le deuxième chapitre met en lumière le système de l’établissage à travers l’exemple de l’atelier de décolletage de Léopold Bourquin, objet-phare des collections du Musée régional du Val-de-Travers. La richesse encore perceptible et la diversité de ce tissu industriel sont présentées dans le troisième chapitre par une série de photos actuelles de bâtiments à côté desquelles les traces caractéristiques de leurs affectations passées sont documentées par d’anciennes cartes postales ou en-têtes commerciaux. Le quatrième chapitre recense les fleurons d’aujourd’hui, tournés vers le luxe et le haut de gamme. Ils conjuguent dans leurs nouvelles marques les noms des horlogers renommés d’autrefois : Bovet, Vaucher, Ferdinand Berthoud ou, comme Parmigiani et Voutilainen signent leurs produits de leurs propres noms.